Politique-Opposition I Mohamed Ali Soilihi et Ahmed Hassane El Barwane désignés chefs du Front commun

Le Front commun de l’opposition a présenté, hier lors d’une conférence de presse, ses nouveaux responsables. Il s’agit de l’ancien vice-président Mohamed Ali Soilihi comme leader principal et de Hassane Ahmed El-Barwane comme secrétaire général. Ce dernier a saisi l’occasion pour condamner les circonstances qui ont conduit au décès du major Hakim Said alias Bapale.

 

Le Front commun de l’opposition a convié la presse hier, mardi 13 avril au restaurant le Mumbay, pour réagir après la mort du major Hakim Said dit Bapale. Le porte-parole de l’opposition, Ibrrahim Abdourazak (Razida), a saisi l’occasion pour présenter les nouveaux dirigeants du Front commun. «Lors d’une réunion tenue le jeudi 8 avril 2021, le Front commun a désigné à l’unanimité Mohamed Ali Soilihi (Mamadou) comme principal leader et Ahmed Hassane El Barwane comme secrétaire exécutif «, a-t-il indiqué.
Dans son intervention, le nouveau secrétaire exécutif du Front commun, Hassane El Barwane a fustigé la politique menée par le président Azali Assoumani. Il a rappelé notamment la restriction supposée des «libertés» et l’emprisonnement des opposants comme «l’ancien rais Sambi et le gouverneur Salami ainsi que du leader du Front commun Mohamed Ali Soilihi qui est sous contrôle judiciaire». Le secrétaire général du parti Juwa a condamné, au nom des forces de l’opposition, les circonstances qui ont conduit au décès du major Hakim Saïd alias Bapale et les réactions du gouvernement après sa mort. «Nous condamnons avec la plus grande fermeté, les circonstances et les moyens utilisés lors et après le décès du major Hakim Said», a déclaré l’ancien ministre de l’Intérieur.

Hassan Ahmed El-Barwane a fait savoir qu’ils feront tout ce qu’il faut pour «libérer le pays en respectant la démocratie». Il a écarté toute possibilité d’un «coup d’Etat». Pour lui, le temps des coups d’Etat est révolu. «Nous allons utiliser tous les moyens démocratiques et révolutionnaires pour faire sortir le pouvoir actuel… Nous voulons le changement dans notre pays», a-t-il ajouté. Pour leur part, Youssouf Mohamed Boina et Mohamed Abdou Soimadou ont appelé la population à se réveiller «pour lutter contre la politique du président Azali Assoumani».

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